Records boursiers en Chine et en Inde, chutes au Moyen-Orient

L'année 2006 a consacré la montée en puissance des places financières asiatiques, et notamment chinoises.

La Bourse de Shanghaï a terminé l'année sur un record historique, à 2 567,59 points, portée par des informations concernant la mise en place d'une fiscalité moins désavantageuse pour les entreprises locales par rapport aux sociétés étrangères. Pour les mêmes raisons, à Hongkong, l'indice Hang Seng a lui aussi atteint des sommets (+34,2 % sur l'année).

Depuis le début de l'année, la Bourse de Shanghai a bondi de 130,47 % grâce à l'adoption de réformes libéralisant ses échanges. Jusqu'à présent, ses piètres performances étaient déconnectées du dynamisme de la croissance chinoise.

Shanghai et Hongkong ont aussi été portées, en 2006, par d'énormes introductions en Bourse, notamment dans le secteur financier. Fin octobre, l'Industrial and Commercial Bank of China (ICBC) levait 21,9 milliards de dollars (16,6 milliards d'euros) lors de son entrée en Bourse - simultanée - à Hongkong et à Shanghai.

Un record absolu pour une opération de ce type. ICBC valait, au 29 décembre, 251,1 milliards de dollars, en hausse de 31 % sur la semaine, ce qui en fait la deuxième banque au monde en terme de capitalisation !

L'Asie a totalisé 34 % des montants levés en Bourse en 2006, selon le cabinet Ernst & Young, derrière la zone Europe - Afrique - Moyen-Orient (42 %), mais devant l'Amérique du Nord (20 %).

L'année 2006 aura été également faste pour la Bourse de Bombay. Son indice vedette, le Sensex, a progressé de 46,7 %, tiré par deux groupes, l'éditeur informatique Infosys et le sidérurgiste Tata Steel.

Certes, comme les autres places émergentes, la Bourse indienne avait fortement décroché entre mai et juin, dégringolant de plus de 20 % en quelques jours. Mais le dynamisme de l'économie locale (plus de 8 % de croissance en 2006) a convaincu les investisseurs de rapidement revenir pour y placer une partie de leurs capitaux.

L'année a été beaucoup moins généreuse pour les Bourses du Moyen-Orient (Arabie saoudite, Amman, Koweït...), victimes du dégonflement d'une bulle spéculative ayant démarré à la mi-2005.

La Bourse saoudienne, notamment, la plus grande du monde arabe, a vu sa capitalisation chuter de moitié depuis la fin 2005 et perdre plus de 500 milliards de dollars. L'indice saoudien Tadawul All-Shares Index (TASI) a perdu 52,53 % en 2006. La Bourse de Dubaï a, elle, perdu 43,3 % sur l'année et celle du Qatar 35,47 %.

Source: Le Monde

 

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