Les chinatowns dans le monde
Les Chinois d’Algérie dont le nombre, mine de rien, commence à croître
et à se multiplier semblent vouloir prendre, sans trop attirer
l’attention, leur place parmi nous. Et il n’est plus surprenant d’en
rencontrer quelques-uns dans des endroits où il ne viendrait à l’idée
d’aucun étranger de s’aventurer. Ils vendent leurs marchandises dans
les souks, notamment au fameux D 15 d’El-Harrach. Ils louent ou
achètent des appartements dans des quartiers populaires. Il en existe
même certains qui ont ouvert des magasins avec pignon sur rue et font
concurrence, avec brio, aux trabendistes algériens.
Mais ce qui est davantage étonnant, c’est que ces Extrême-Orientaux qui viennent de très loin semblent s’adapter, sans difficulté apparente, à un pays compliqué lorsque même les autochtones éprouvent de la peine à le faire. Ainsi, ces étrangers du troisième type, qui ne sont ni coopérants ni fonctionnaires internationaux, ces premières hirondelles qui annoncent le Nouvel An chinois en Algérie ont compris qu’il y avait un avenir à se faire dans le pays.
La force et la rapidité de cette pénétration ont pris de court les Algériens ordinaires dont certains n’ont jamais vu un étranger vivant de près. Ils n’ont, par conséquent, développé pour l’instant aucune attitude particulière envers les nouveaux venus, mais juste une surprise, une inquiétude diffuse et de l’admiration. Ils savent que résider en Algérie, y faire son beurre, batailler contre un déchaînement de choses qui empêchent de vivre ; ils savent donc - les Algériens - que ce que font actuellement les Chinois n’est pas donné à tout le monde. Car, comme tous les pionniers et les explorateurs, ces gens semblent vouloir risquer le tout pour le tout en vue d’ouvrir un nouvel horizon pour eux et pour leur pays.
Et bien que certains redoutent la venue, si ce n’est déjà fait, de la pègre chinoise dans les valises de ces immigrés, tout le monde est intimement convaincu que la façade du pays va être entièrement ravalée par ces fourmis travailleuses. Et c’est tant mieux ! Espérons aussi qu’il y aura bientôt aussi les Philippins, les Indiens, les Thaïlandais... Cela voudra dire que ce pays qui pue le fric à des milliers de kilomètres bénéficiera de nouvelles idées, de nouvelles expériences, de nouveaux savoir-faire. Du sang neuf et une ouverture d’esprit dont l’Algérie a cruellement besoin. Et puis, avec des millions et des millions de "Chnawa" dans le stade, c’est le Mouloudia d’Alger qui sera content.
Source: Jeune Indépendant
Mais ce qui est davantage étonnant, c’est que ces Extrême-Orientaux qui viennent de très loin semblent s’adapter, sans difficulté apparente, à un pays compliqué lorsque même les autochtones éprouvent de la peine à le faire. Ainsi, ces étrangers du troisième type, qui ne sont ni coopérants ni fonctionnaires internationaux, ces premières hirondelles qui annoncent le Nouvel An chinois en Algérie ont compris qu’il y avait un avenir à se faire dans le pays.
La force et la rapidité de cette pénétration ont pris de court les Algériens ordinaires dont certains n’ont jamais vu un étranger vivant de près. Ils n’ont, par conséquent, développé pour l’instant aucune attitude particulière envers les nouveaux venus, mais juste une surprise, une inquiétude diffuse et de l’admiration. Ils savent que résider en Algérie, y faire son beurre, batailler contre un déchaînement de choses qui empêchent de vivre ; ils savent donc - les Algériens - que ce que font actuellement les Chinois n’est pas donné à tout le monde. Car, comme tous les pionniers et les explorateurs, ces gens semblent vouloir risquer le tout pour le tout en vue d’ouvrir un nouvel horizon pour eux et pour leur pays.
Et bien que certains redoutent la venue, si ce n’est déjà fait, de la pègre chinoise dans les valises de ces immigrés, tout le monde est intimement convaincu que la façade du pays va être entièrement ravalée par ces fourmis travailleuses. Et c’est tant mieux ! Espérons aussi qu’il y aura bientôt aussi les Philippins, les Indiens, les Thaïlandais... Cela voudra dire que ce pays qui pue le fric à des milliers de kilomètres bénéficiera de nouvelles idées, de nouvelles expériences, de nouveaux savoir-faire. Du sang neuf et une ouverture d’esprit dont l’Algérie a cruellement besoin. Et puis, avec des millions et des millions de "Chnawa" dans le stade, c’est le Mouloudia d’Alger qui sera content.
Source: Jeune Indépendant

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