Une PME chinoise souhaite faire son introduction à la Bourse de Paris
RECHERCHE DE CAPITAUX
Louis Thannberger, le président fondateur d'EFI, assurait, jeudi 17 août, vouloir déposer le jour même un dossier d'introduction en Bourse chez Euronext. Il espère que l'opération sera bouclée avant la fin de l'année et vise le marché Alternext, aux conditions d'accès plus légères que la cote principale - les entreprises candidates n'ont par exemple pas l'obligation d'être profitables. Du côté d'Euronext, jeudi, on ne confirmait pas le dépôt formel d'un dossier.
Cette candidature ne devrait cependant pas laisser les responsables de la société de marché indifférents. De fait : des centaines de milliers de PME chinoises en forte croissance sont à la recherche de capitaux pour la financer. C'est un formidable vivier pour les Bourses occidentales qui tirent une bonne part de leur rémunération des introductions et des transactions sur les nouveaux titres, et qui ont encore du mal, six ans après l'éclatement de la bulle technologique, à attirer des entreprises.
Les Bourses de Paris, Londres et New York se livrent une concurrence féroce pour capter ces candidates. Londres a une longueur d'avance : le London Stock Exchange compte déjà 6 entreprises chinoises sur sa cote principale et 38 sur l'Alternative Investment Market (AIM), son marché des PME. Wall Street pâtit de la loi Sarbanes-Oxley, votée à la suite des scandales financiers du début des années 2000, très contraignante pour les entreprises cotées.
Euronext manque encore de notoriété. Les dirigeants d'Euronext ont récemment mis en place une équipe de commerciaux chargés de prospecter dans les pays de l'Est et en Asie. Ils ont effectué plusieurs voyages en Chine à l'occasion desquels ils ont établi des contacts directs avec des PME, mais aucun agenda précis pour d'éventuelles introductions n'est pour l'heure communiqué.
La candidature de Watson Biotech en laisse certains sceptiques. C'est le cas de Xing Hu, gérant du fonds Atlas Chine à Paris : "Les cotations de petites entreprises chinoises à Londres ne sont pour l'instant pas de francs succès. Les investisseurs occidentaux restent méfiants, disposant de peu d'informations sur leurs comptes et les fonds spécialisés préfèrent acheter des titres directement sur les places asiatiques, à Hongkong ou Singapour, où les coûts et les conditions de cotation sont avantageux."

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