L'élévation du seuil d'accès au marché immobilier pour les capitaux étrangers
Le gouvernement chinois a promulgué le 24 juillet une nouvelle politique haussant le seuil d'accès au marché immobilier pour les collectivités et particuliers étrangers. Un professionnel a indiqué que l'élaboration de cette politique vise à restreindre les opérations des capitaux étrangers, à refroidir la surchauffe des activités immobilières et juguler la hausse trop rapide du prix d'appartement.
Johnson Bruce est un Anglais. Il vit depuis une dizaine d'années en Chine et travaille actuellement pour un média à Beijing. Comme beaucoup d'étrangers qui se sont établis en Chine, il a acheté un appartement à Beijing pour lui-même. Mardi matin, il a apparis par la presse que le gouvernement chinois a promulgué une nouvelle politique et que les étrangers comme lui subiront des restrictions s'ils désirent acheter un appartement en Chine. Désormais, seul les étrangers ayant travaillé ou étudié pendant plus d'un an sont autorisés d'acheter l'appartement. Et ceux-ci devront aussi s'inscrire nominalement au moment de leur achat.
M.Bruce a dit qu'en apprenant cette nouvelle, il n'en était pas étonné. D'après lui, c'est une politique tout à fait nécessaire car elle freinera les opérations spéculatives des étrangers et favorisera les Chinois qui désirent acheter un appartement. On l'écoute :
« De nombreux Chinois se plaignent du prix exhorbitant qui est hors de la portée de leurs moyens financiers. Parallèlement, beaucoup d'étrangers acheter des appartements pour investir. Si on ne permettait aux étrangers d'acheter l'apprement que pour leur propre habitat, cela priverait certains de tirer des profits par la spéculation immobilière ».
Les nouvelles exigences à l'égard des individus étrangers qui achètent l'appartement ne constituent qu'un des seuils dressé par les autorités chinoises pour les investissements étrangers sur le marché immobilier chinois. La nouvelle politique stipule en outre que seules les collectivités étrangères qui installent en Chine une filiale ou un bureaux de représentation sont permis d'acheter des appartements marchands pour eux-mêmes. Les particuliers et collectivités étrangers qui veulent investir en s'appropriant des appartements qu'ils n'utilisent pas se voient obligés d'établir des entreprises immobilières. Pour ces entreprises dont l'investissement global est supérieur à 10 millions de dollars, les capitaux d'inscription doivent représenter au moins la moitié de son investissement et leur achat d'entreprises immobilières chinoises doit être approuvé par les autorités concernées de la Chine.
La promulgation de cette politique a été évidemment motivée par la volonté de restreindre les opérations spéculatives des capitaux étrangers. Bien que ces derniers représentent une part peu importante dans la toalité des fonds pour l'achat d'appartement, l'afflux des capitaux étrangers a attisé la flambée du prix à Beijing, Shanghai et Shenzhen, grandes métropoles où convergent des capitaux étrangers.
Le célèbre économiste chinois Yi Xianrong s'est prononcé pour la mise en vigueur de cette nouvelle politique. Ecoutons-le :
« Les capaitaux étrangers ont exacerbé la hausse du prix immobilier en particulier à Shanghai et Shenzhen. L'objectif essentiel de cette nouvelle politique consiste à restreindre les opérations spéculatives entreprises par des capitaux étrangers sur le marché immobilier chinois ».
Nombreux sont des chercheurs chinois qui partagent le point de vue de M.Yi Xianrong. Ils ont indiqué que la décision d'élever le seuil d'accès au secteur immobilier pour les capitaux étrangers ne siginifie pas qu'on ne permet plus aux étrangers d'acheter l'appartement en Chine ni d'investir à long terme dans ce secteur. Elle vise à restreindre les opérations spéculatives des établissements et capitaux étrangers et à préserver la stabilité et le développement sain des marchés financier et immobilier de la Chine d'autant plus que ces restrictions correspondent aux pratiques internationales. Notons que parmi les membres du Fonds monétaire international, 130 d'entre eux appliquent des restrictions sévères à l'accès des capitaux étrangers au marché immobilier.
Mme Dai, une analyste de la Société DTZ de consultations a fait remarquer que cette politique jouera un rôle de jugulation pour les opérations spéculatives sur le marché immobilier chinois. La voici devant le micro de RCI :
«Cette politique a été élaborée pour régulariser l'entrée des capitaux étrangers au marché immobilier d'investissement. Elle a haussé le seuil d'accès privant la possibilité d'acheter directement des appartements par l'argent chaud qui afflue par divers canaux vers la Chine».
Source: Radio Chine Internationale

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